Fandom

Wiki Commando Kieffer

André Bagot

89pages sur
ce wiki
Ajouter une page
Commentaire1 Partager
André Bagot
-
0136.jpg

Informations générales
Nom complet André Ange Marie Bagot
Naissance 22/09/1916
Engagement FNFL 20/07/1940
Matricule 10802FN40
Stage Commando Wrexham
Badge 135
Raid
Affectation 6 juin Troop 8
Décès 12 juillet 2005
Lieu de sépulture Cendres dispersées en mer devant Colleville
Itinéraire
Affectations Enseigne de vaisseau Rous, flotille de dragueurs, Courbet, Vikings, 2ème BFM, Bouclier, 1er BFMC


Né à Étables-sur-mer (Côter-du-Nord) le 22 septembre 1916 et décédé le 12 juillet 2005 à Brest, André Bagot était un officier des équipages membre du 1er BFMC.

Avant-guerre Modifier

Admis à l'école de Maistrance, André Bagot suit le cours de radiotélégraphiste et est affecté sur le torpilleur Enseigne de vaisseau Rous où sa conduite au cours d'un incendie à bord lui vaut un témoignage officiel de satisfaction. En 1938, André Bagot suit le cours d'hydrographe.

Début de guerre Modifier

Libérable le 2 septembre 1939, il est maintenu en service en raison de la déclaration de guerre et affecté à une flotille de dragueurs franco-britannique. Au moment de l'invasion, il se trouve à Cherbourg et commande un dragueur de mines. Il décidera de quitter la France pour l'Angleterre avec son navire, tout en permettant aux membres de l'équipage ne désirant pas le suivre de débarquer et de retourner auprès de leur famille. Pour cette décision il sera condamné à mort par contumace par le régime de Vichy, pour avoir désobéi aux ordres de reddition, avoir "volé" un navire de la Marine Nationale, s'être "rendu" aux Anglais. Cette condamnation à mort sera signifiée à sa mère par les gendarmes français d'Etables-sur-mer. 

Début dans la France Libre Modifier

Au bureau d’engagement des Forces françaises libres, l’officier propose : « Vous allez venir aux fusiliers-marins. Ça va être terrible ! » L’hydrographe refuse. « Je n’étais pas un sanguinaire. » Radio sur le Viking, chalutier fécampois reconverti à la lutte anti sous-marine, André escorte un convoi pour le Cameroun. Sa spécialisation d’hydrographe n’échappe pas à l’amiral Thierry d’Argenlieu : « Douala peut devenir un grand port de débarquement pour le matériel américain. Vous allez dresser un plan précis du site. »

Deux mois plus tard, plans terminés, André Bagot s’ennuie. Mais ses supérieurs ne veulent plus le lâcher. Passe une unité de combat commandée par le lieutenant Thulot, de Chatelaudren. « Va t’habiller en fusilier-marin, ils pourront toujours venir te chercher. » L'hydrographe se retrouve ainsi au Moyen-Orient où son unité surveille les accès au canal de Suez.

André BAGOT.jpg

Au commando Modifier

De retour dans les brumes anglaises, son torpilleur, le Bouclier, est en panne de chaudière. André Bagot s'ennui à nouveau. Il se porte alors volontaire pour l'unité commando que le capitaine Kieffer met sur pied.

A Achnacarry, l’entraînement est impitoyable : « On poussait les hommes au bout de la résistance physique. S’ils gardaient le moral après cela, ils pouvaient faire partie du commando. » André Bagot devient chef d'une des sections du commando.

Le 5 juin 1944 au soir, il embarque pour "vaincre ou mourir" : « On savait qu’en aucun cas, on ne pourrait rembarquer. » Au matin, le brigadier général Lord Lovat perpétue une tradition chevaleresque. « Nous n’étions que 177. Autrement dire rien. Et pourtant, il nous a laissé débarquer les premiers. » La première barge, celle du lieutenant Bagot, s’échoue « au mètre près. » La seconde est touchée de plein fouet par l’artillerie allemande. André et ses compagnons traversent la plage sous la mitraille, coupent les barbelés, survolent littéralement le champ de mines. Quand on demandait à l’ancien commando ce qu’il avait ressenti en foulant enfin le sol de France, il répondait honnêtement : « Rien ! Nous n’avions pas le temps de philosopher sur le retour au pays. Nous ne pensions qu’à nos objectifs. »

André Bagot est blessé le 4 août et ne rejoint son unité qu'aux Pays-Bas en novembre 1944 où il capture un sous-marin de poche allemand.

Après-guerre Modifier

En 1946, il quitte la Marine Nationale et deviendra ingénieur dans la vie civile, travaillant longtemps en Afrique avant de se retirer en Bretagne, à Port-Blanc puis à Tréguier. Il s'impliquera totalement dans l'association des Commandos et sera présent lors des différentes cérémonies commémoratives. André Bagot s'est éteint le 12 Juillet 2005 à Brest, dans sa Bretagne natale. Ses obsèques furent célébrées le 15 Juillet 2005 en l'église d'Étables-sur mer. Ses cendres ainsi que celles de son épouse ont été dispersées en mer devant la plage de Colleville-sur-mer le 6 juin 2006 selon leurs dernières volontés.

Distinctions/décorations Modifier

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Croix de Guerre avec palmes
  • Médaille de la Résistance
  • Combattant volontaire de la Résistance
  • Médaille de la France Libre
  • Médaille du mérite maritime

Notes et références Modifier

  • Supplément Ouest-France « La Libération des CDN » 1994, p. 41.

Liens externes Modifier

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau Fandom

Wiki au hasard