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Charles Trépel
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Informations générales
Nom complet Charles Trépel
Naissance 01/09/1908
Engagement FL 11/1941
Matricule 54454Terre
Stage Commando Achnacarry 2, 3, 4
Badge 8
Section QG, chef de la Troop 8
Raid Hardtack 14, Premium
Mort pour la France 28/02/1944
Lieu de sépulture Cimetière militaire de Kapelle (Pays-Bas)
Itinéraire
Affectations 1er BFMC


Né le 1er septembre 1908 à Odessa (Russie) et Mort pour la France le 28 février 1944, Charles Trepel était un officier du 1er BFMC.

Le Commando Trepel de la Marine Nationale porte aujourd'hui son nom et garde sa mémoire.

[Hôpital Bangor du 1 au 7 août 1942. Mission du 10 au 17 août 1942. C.I. du 14 au 21 janvier 1943. C.I. du 15 mars, hôpital du 19 mars au 16 avril 1943.]

Avant-guerre Modifier

Né le 21 septembre 1908 à Odessa, sa famille quitte la Russie au moment de la révolution bolchevique, et s'installe en Allemagne. Le jeune Charles y fera de solides études, qu'il termine en 1931, avec un diplôme d'Ingénieur-Electricien. Témoin de la montée du nazisme, il décide de gagner la France, où l'une de ses tantes est déjà établie. Ayant sollicité la naturalisation française, il doit effectuer son service militaire, qu'il termine à la suite d'un stage qui l'élève au grade de sous-lieutenant d'Artillerie de Réserve.

Rendu à la vie civile, il commence par une activité commerciale, puis entre à la Direction des Éditions de Livres d'Art "Gründ".

Début de guerre et commandos Modifier

Mobilisé dès septembre 1939, Charles Trépel est élevé au grade de Lieutenant. Il est démobilisé après l'Armistice de 1940, regagne Paris et décide aussitôt de tenter de rejoindre l'Angleterre. Il passe la frontière des Pyrénées le 27 juillet 1941, mais, fait prisonnier, il s'évade et se retrouve à Barcelone où il parvient à embarquer sur un cargo grec qui le mène à Gibraltar. De là il gagne l'Angleterre, où dès le 24 octobre 1941 il signe un engagement aux FFL. Il est envoyé dans un camp de l'Armée de terre, mais cette vie oisive ne le satisfait guère et il souhaite monter un commando. Il obtient d'entraîner un petit groupe dans ce but à Camberley.

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Photo André Trepel

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Photo André Trepel

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Photo André Trepel

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Photo André Trepel

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Son détachement est bientôt adjoint à celui de Kieffer. Le n°10 Commando Inter-allié va séjourner jusqu'en mai 1943 au Pays de Galles À la suite de renforts du 2e BFM et d'évadés de France par mer ou par l'Espagne, la création d'une deuxième troupe française, la n°8 du 10 Commando est décidée. Le Lieutenant Trépel, élevé au grade de Capitaine, en sera le chef. Cette nouvelle troop arrive au Commando Dépôt le 27 juin 1943 et subira l'entraînement intensif Commando jusqu'au 27 juillet. A cette date, le Capitaine Trépel peut estimer qu'il a en mains une Unité soudée, où les différences d'origines se sont totalement estompées. C'est aux côtés de ses hommes qu'il va suivre pour la troisième fois le dur entraînement au Commando Dépôt.

Très proche de ses hommes, sans être familier, il est attaché à connaître le caractère de chacun. Ayant lui-même participé en tant que chef à presque tous les exercices, il sait sur lesquels il peut compter. La majorité de la nouvelle troupe l'adore et lui fait entièrement confiance ; seuls quelques individus le craignent, sachant qu'aucune faiblesse ne serait tolérée, il demeure aussi dur pour ses hommes que pour lui-même.

















Une anecdote est révélatrice de son esprit : la troupe composée de 75 hommes se trouve scindée en deux groupes en vue des marches d'entraînement. Un matin, le Capitaine Trépel accompagne successivement chacun des groupes. A l'arrivée, l'Aspirant Hulot, exténué, se laisse tomber au sol et s'adresse au Capitaine : " Je suis épuisé, comment avez-vous pu faire cette quick march deux fois de suite ? ". La réponse du Capitaine fut immédiate : " C'est le mystère du commandement. Si vous le désirez, levez-vous, nous partons ensemble, ce sera mon troisième 10 miles, et vous verrez qu'on peut arriver à le faire deux fois ! ". Hulot ne s'est heureusement pas levé, mais le Capitaine Trépel était homme à effectuer un tel exploit.

De retour à Eastbourne, dans le Sussex, d'où l'on peut apercevoir par beau temps les côtes de France, l'entraînement ne va jamais cesser, et tous s'attendent à être engagés dans des opérations d'un jour à l'autre. Début octobre 1943, l'Amiral Thierry d'Argenlieu vient inspecter l'Unité, et de façon solennelle annonce que la première compagnie F.M. Commando va prendre le titre officiel de 1er Bataillon Fusiliers-Marins Commando et qu'il passe dès ce jour sous la responsabilité des autorités britanniques, étant désormais apte à participer à des opérations de raids. Dès le 10 octobre1943, l'Unité éclate et va être répartie en divers lieux, préparant fiévreusement une série de dix opérations "Hardtack" sur les côtes de l'Europe occupée. Ces coups de mains de sondages sont prévus pour la nuit du 24 au 25 décembre, mais, compte tenu des conditions climatiques et de la disponibilité des bateaux de la Royal Navy, seulement six d'entre elles sont exécutées alors que quatre sont annulées dont celle du Capitaine Trépel, prévue sur Berck. C'est à cette époque que Trépel charge un de ses Commando d'étudier un badge pour l'Unité. Il sera effectivement réalisé début 1944.

La mystérieuse disparition Modifier

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Charles Trépel en démonstration sur l'utilisation de la dague Fairbairn-Sykes

Toutefois, Trépel estime à ce stade qu'il lui est impossible d'assurer un Commandement alors que son raid vient d'être annulé. Il obtient des Anglais une seconde chance, un raid sur la côte hollandaise, où deux équipes britanniques avaient précédemment échoué. C'est le raid de Wassenaar, à 12 km au nord de La Haye. Opération entreprise le 27 février, puis remise au 28, le Capitaine Charles Trépel accompagné de cinq de ses hommes de la Troop 8, prirent place dans le canot de caoutchouc leur permettant de gagner le rivage depuis le Doris qui les avait amenés : on sait qu'il y a eu des bruits et des lueurs à terre, l'équipe du raid ne revint pas. Les corps furent retrouvés lors de la Libération de la Hollande, enterrés sommairement sous de fausses identités comme "Aviateurs de la RAF". L'époque exaltante des raids prenait fin. Malgré toutes les recherches entreprises par les autorités anglaises et hollandaises, le mystère de leurs morts reste une énigme.

A l'endroit où périrent le Capitaine Trépel et ses compagnons, à la "Borne 91" sur la plage de Wassenaar, un monument rappelle leur sacrifice.

Notes et références Modifier

  • Archives famille Trepel

Liens externes Modifier

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