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Jean Couturier

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Jean Couturier
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Informations générales
Nom complet Jean Victor Maxime Couturier
Naissance 21/02/1923
Engagement FNFL 01/07/1943
Matricule 2402T38 puis 14624FN43
Badge 155, 215
Affectation 6 juin Troop 8
Décès 12/07/2006
Lieu de sépulture Cendres dispersés au large de Colleville-Montgomery
Itinéraire
Affectations 1er BFMC

Jean Couturier est né le 21 février 1923 à Belfort, fils de MR Couturier Victor et Mme Melot Marie Antoinette (Nom de jeune fille). Elevé par ses parents et sa grand-mère paternel. Il fera des études d’électricien dans l’école de l’usine Alsthom de Belfort ou il obtiendra son diplôme. Mais ce que jean voulait à tout prix, c’était s’engager dans l’armée. La marine pour voir du pays.

En 1938, à l’âge de 15 ans il s’engage pour une durée de 5 ans dans la marine française, et part en formation à l’école des mousses de Brest dès le mois d’Octobre.  Le 3 septembre 1939, les évènements  s’accélèrent, sa formation est écourtée. Il est embarqué sur le Contre-Torpilleur l’ADROIT qui part en mission dans la manche afin de ravitailler en matériels et munitions les troupes combattante, puis participera au combat de la poche de Dunkerque. Dans la soirée du 21 mai 1940, le navire sera pris pour cible par une attaque aérienne allemande, dont l’une des bombes atteindra de plein fouet le pont avant. L’ADROIT finit par s’échouer sur la plage, ou l’incendie et les explosions des soutes à munitions finissent par l’achever.  Sains et saufs, Jean sera hospitalisé à Cherbourg et après quelques jours d’observation, sera orienté sur la base de Lorient puis celle de Toulon. Il sera affecté à bord du bâtiment le Champollion en juin 1940, puis sur le bâtiment l’Algérie.

Par manque d’action, il demande à avoir une formation de sous-marinier  dans son domaine de spécialité : radio. Il l’obtiendra en 1941, suivi d’une affectation sur le sous-marin Casabianca.

En 1942, après l’intervention des alliés en Afrique du Nord, les troupes allemande partent occuper le sud de la France, ce qui entraine le sabordage de la flotte française mouillé dans la rade de Toulon.  Le sous-marin Casabianca fait partis des quelques bâtiments qui vont s’échapper de la rade de Toulon. Il réussira  à rejoindre le Port d’Alger et  à se mettre immédiatement à disposition des forces navales alliées. Celles-ci utiliseront ce bâtiment et son équipage pour faire des liaisons avec la Corse pour soutenir la résistance en matériel et en agents de liaisons.

1943 sera une année charnière pour Jean.  Lors de ses temps libres, il fréquente très souvent à  Alger,  une librairie située au square Bresson qui est  tenu par une de ses tantes, Mme Roda, lieu de rencontre des partisans Gaullistes. C’est à partir de là, qu’au mois de mai il décide de rejoindre les forces combattantes française en Angleterre. Pour pouvoir atteindre le port de Liverpool à la fin du mois de juillet, son périple le fera passer par la Tunisie, ou le 9 juillet à KAIROUAN, il va signer son acte d’engagement dans les Forces Naval Française Libre sous le N° de matricule 14624FN43 qui va remplacer celui de la marine française qui était le 2402T40*. Il lui faudra ensuite parcourir  l’Egypte puis traverser  la méditerranée et une partie de l’océan atlantique. A son arrivé, lui et ses compagnons de voyage seront dirigés sur PATRIOTIC SCHOOL, afin d’être entendu durant quelques  jours par des officiers de renseignement anglais dans le but de lever tout doute sur les intentions exacte de ces expatriés. Une fois passé cette formalité, ils seront pris en charge par un représentant des forces française libre pour rejoindre la caserne SURCOUF le 14 septembre.  C’est en voyant une affiche de recrutement des troupes aéroportés que  Jean vas faire une demande d’affection dans le 1er Bataillon d’Infanterie de l’Air  à Camberley.  C’est sous le matricule 36.212 que lui sera décerné son brevet de parachutiste anglais. Hélas, lors d’un des nombreux contrôles de santé dans cette unité, il ferra mention d’une ancienne fracture de la jambe à l’âge de 12 ans, et  se verra être réaffecté dans les Forces Françaises Libre le 28 octobre 1943 et remis à disposition de la compagnie administrative N°1. En date du 16 novembre, il rejoindra la caserne BIR-HACKEIM.

Voulant toujours en découdre avec l’ennemi, celui-ci demande une nouvelle affectation dans les Forces Naval Française Libre, dans une unité bien particulière ; le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commando. Une nouvelle page de son parcours militaire va s’écrire. Après avoir passé avec succès les dures épreuves de sélection, il va rejoindre un camp d’entrainement et de formation du N°45 commando situé à Wrexham dans le Pays de Galles, puis, début 1944 celui d’Achnacarry, situé en Ecosse.  Le centre de formation d’Achnacarry est celui qui sanctionne et valide la formation des futurs commandos sur une durée de 8 semaines dans un cadre et des conditions qui repoussent toutes les limites de chacun de ces hommes. Mais ce qui est également très important, c’est la cohésion du groupe qui va permettre de réussir les périlleuses missions qui vont les attendre.  Reçu à cette formation des commandos, il reçoit son béret vert et va rejoindre le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commando intégré au Commando Interalliée N°10 (N°10 Commando).

Comme tout commando, il ne loge pas en caserne mais dans une famille d’accueil, seul ou à deux. Durant les quelques quartiers libres ou permissions,  Jean comme certains de ses camarades de la France libre passeront un peu de temps à Londres au Jacky club, se situant près de  Piccadilly.

Le 16 avril, le commando français arrive dans son nouveau lieu de cantonnement, Bexhill on Sea dans le Sussex, et,  est mis sous le commandement directe de Lord Lovat. L’unité française est incluse au sein du N°4 commando et formeront la Troop 1, la Troop 8 à laquelle fait partis Jean, constitué chacune de 3 sections, ainsi qu’une section de soutient  de mitrailleuses K Gun.

Le 10 mai, l’ensemble du commando français est passé en revu par l’Amiral d’Argenlieu. C’est à ce moment qu’ils reçoivent leur nouveau insigne de béret (badge), marqué 1ER BFMCommando.  Jean se verra attribuer le badge N°155. Durant ce même mois, Jean va partir en stage de formation radio à la ‘’School of Signalmen’’ situer a Bexhill on Sea, afin de s’habituer à utiliser les postes anglais, et entre autre le Wireless set No 38 MKII qu’il sera amené à utiliser en mission. A son retour, il rejoint la Troop 8 du lieutenant Alexandre LOFI, ou il prend sa fonction de  radio. Le 25 Mai, l’ensemble du N°4 Commando  fait mouvement pour prendre leurs quartiers dans le camp codifié C18 de Titchfield, ou ils passeront  2 semaines isolés  de tout contact avec la population civile, durant lesquels leurs futur objectifs vont leurs être désigné.

Après une fausse joie le dimanche 4 juin avec un contre ordre d’embarquement,  toutes les unités font mouvement vers leurs lieux d’embarquement au environ de 12h00, en ce lundi 5 juin. Le commando français va être dirigé sur le petit port de Warsash.  La Troop 8 va embarquer sur le LCiS  (Landing Craft infantrie Small) N°523, avec la moitié de la section K gun. Le reste du Commando sera embarqué sur le LCiS N°527. Pour Jean,  comme pour beaucoup de ses camarades, la traversée  sur ces bateaux à fond plat fut une épreuve qui le rendit malade.  Mais malgré cela, il gardait à l’esprit qu’il n’avait jamais été aussi proche de retrouver la terre française qui l’avait vu naitre.

En ce mardi 6 juin 1944, Jean et ses camarades ont  rendez-vous avec l’histoire.  L’ordre est donné de monter sur les ponts et de prendre position pour un imminent débarquement. Ce que gardera en souvenir Jean de cet instant, c’est l’immensité de cet armada qui les entouraient,  tous ces ballons anti aérien qui surplombaient  les navires, et les cotes française qui se dessinaient au loin. Encore quelques instants et c’est le débarquement ; il est environ 7h30. Face au lieu-dit la brèche, Jean pose pied sur le sol français et machinalement  court vers les dunes pour se protéger  des tirs ennemis. En tant que radio, Jean possède comme seul arme pour se défendre, un colt 1911A1, une dague de combat, deux grenades offensives N°69, deux grenades incendiaire N°77  et six grenades Mills N°36 dont quatre qu’il a placé sur l’avant de son ceinturon. Malgré la protection de son poste radio par une housse étanche, celui-ci n’a pas supporté l’immersion prolongé dans l’eau de mer, ce qui le rend momentanément  inutilisable. Une brèche est ouverte dans les défenses barbelé ou s’engouffre l’unité, pour traverser un champ de mine et se rassembler à son point de regroupement qui est une ancienne colonie de vacance ou vont être déposé leurs lourds sacs pesant quasiment 50Kg. Au retour des éclaireurs, ordre est donné de faire mouvement immédiatement pour rejoindre un parc à partir duquel les différentes Troop française vont aller sur leurs objectifs. Proche du premier objectif, un tir de mortier allemand explose au milieu de la sous-section Klopfenstein et blesse plusieurs commandos, dont Jean. Malgré ses nombreuses blessures, il ne cessera de garder la liaison avec les autres unités avant d’être déplacé dans un lieu moins exposé et de recevoir les premiers soins. Après les premiers combats, et les objectifs sur Ouistreham atteints, un détachement sous les ordres du S/M Barbe évacue les blessés dont fait partis Jean vers les plages, pour être ensuite rapatrié en Angleterre. Pour Jean, gravement blessé, c’est la fin de la campagne de Normandie, mais à moindre frais. Avec du recul, il pensait toujours à ce qui aurait pu arriver si l’un des éclats de mortier avaient atteint l’une des grenades qu’il avait placé sur l’avant de son ceinturon.

Jean est donc évacué le 6 juin au soir pour rejoindre l’Angleterre sans jamais avoir pu récupérer son sac de combat contenant certaines affaires personnel  et en ayant perdu son béret avec son insigne. Il sera dans un premier temps hospitalisé au Canadian Hospital à Southampton, puis au Ronkswood Hospital. Il rejoindra ensuite la maison de santé de Pasteur Lister situé à Beaconsfield géré par la croix rouge anglaise ainsi que par les Forces Navals Françaises Libres. Il y retrouvera entre autre cinq de ses camarades du 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commando également blessés durant ce début de campagne de Normandie.  Le 10 Octobre, après quelques mois de convalescence, il va enfin rejoindre le N°4 commando. Un nouvel insigne lui sera affecté portant le numéro 215 pour pouvoir orner son béret vert.

Il réintègre donc  son unité stationné dans les Flandres Belge dans la commune de  De Hann (Le Coq) quelques semaines  avant ce qui va être son  deuxième débarquement. Pour cette mission, il sera à nouveau équipé d’un poste radio WS 38 MK2, et aura comme armement principale une Tommy Gun (Thompson M1928 A1) largement plus adapté au combat.  En ce 1er novembre 1944, le Commando français va de nouveau combattre les troupes allemandes,  sur les plages et dans la ville de Flessing, situé sur la cote de l’ile de Walcheren en Hollande. Cette ile est un point hautement stratégique afin de pouvoir libérer l’accès au port d’envers pour acheminer le ravitaillement aux troupes de libération se trouvant dans le nord de l’Europe.

Jean est  à nouveau blessé dans la nuit du 3 au 4 novembre lors d’une patrouille. Il réussira à rejoindre les lignes françaises et sera évacué en Angleterre. Hospitalisé, puis mis en convalescence, Il sortira de la maison de santé de Pasteur Lister de Beaconsfield le 17 janvier 1945 pour être redirigé sur les bureaux de gestion du N°4 Commando.

Il arrivera à la Caserne BIR-HACKEIM le 6 février pour repartir le 31 mars à Greenock, Base de la Clyde, Caserne Commandant  Birot .

Le 3 avril, il rejoint un détachement français des FNGB  stationné au centre de formation de la marine H.M.S. SCOTIA, où il prendra la fonction d’instructeur radio pour la formation des nouvelles recrues. Il passera au grade de Quartier Maitre de 1ère Classe Timonier

Il retourne et séjourne pour une courte durée sur la Base de la  Clyde, caserne Commandant Birot où le 7 Aout, il lui sera donné l’ordre de se mettre en route pour rejoindre  le centre démobilisateur de Brest  qu’il rejoindra le 23 Aout.

Il quitte le centre démobilisateur le même jour avec une permission de 71 jours pour rejoindre son lieu de résidence, le Café Restaurant tenu par ses parents à Pérouse (territoire de Belfort).

Après la traversé d’une  France détruite par la guerre, il arrive dans le territoire de Belfort début  Septembre. Cela faisait  7 ans que Jean n’avait pas eu de nouvelles ni  revu sa famille. C’est en arrivant chez lui qu’il apprendra que sa grand-mère paternel qui l’avait en partie élevé fut arrêté, emprisonné à Paris, puis déportée au camp de Ravensbrück ou elle décédera en détention. Quant à son père, il aura été interné à Dachau durant  14 Mois, avant d’être libéré. Tout cela suite à  une dénonciation anonyme en juillet 1942 d’une de leurs connaissances qui les accusait de posséder une arme et de faire de l’espionnage pour le compte de l’Angleterre (ils écoutaient radio Londres).

C’est en date du 15 novembre 1945 qu’il sera démobilisé. Il sera définitivement rayé des comptes de la réserve suite à une commission de réforme à Besançon.

Le 12 juillet 2006, Jean s’éteindra sur l’ile de la réunion, ile natal de son épouse, Solange. Selon ses dernières volontés, ses cendres ont été dispersées en mer, face au lieu-dit la brèche lors des cérémonies du débarquement du  6 juin 2007.

*Apparait sur certains documents de Jean le matricule 402T38 qui correspondrais bien à l’année de son engagement, mais a priori remplacer par le 2402T40

JEAN COUTURIER EST TITULAIRE

DES DECORATIONS FRANCAISE SUIVANTE :

-CHEVALIER DE LA LEGION D’HONNEUR

-CHEVALIER DE L’ORDRE NATIONAL DU MERITE

-MEDAILLE MILITAIRE

-CROIX DE GUERRE 39/45

-MEDAILLE DE LA RESISTANCE

-MEDAILLE DU COMBATTANT VOLONTAIRE DE LA RESISTANCE

-CROIX DU COMBATANT VOLONTAIRE 39/45

-MEDAILLE DES FORCES FRANCAISE LIBRE

-CROIX DU COMBATTANT 39/45

-MEDAILLE DES BLESSER

-MEDAILLE COMMEMORATIVE 39/45

Avec agrafe LIBERATION, GRANDE-BRETAGNE, MANCHE

-MEDAILLE DE LA FRANCE LIBRE


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